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Florence : 28, 29, 30 avril 2010

Le 28 avril 2010, le matin a été consacré à un séminaire sur le système de formation professionnelle des artisans d’art en Italie. Une conférence a été tenue par Artex sur le thème des « Ateliers école », expérience innovante de formation. Mise en place en Italie dans le Piémont, cette expérience propose des formules innovantes de formation : des conventions sont signées entre les ateliers et les élèves, dans le but de favoriser la transmission des savoir-faire entre les générations. Puis l’après-midi ont eu lieu la visite d’ART 2010, foire internationale d’artisanat et d’artisanat d’art de Florence, et des rencontres et discussions avec des artisans italiens.

 

Le 29 avril 2010, la journée entière a été consacrée à la ville de Montelupo Fiorentino, à 20 km de Florence. Cette ville maintient une activité céramique  depuis près de 700 ans. Elle fournissait dès le Moyen-âge la noblesse et le clergé de Florence. Durant la matinée le groupe a visité l’école de Montelupo, créée il y après de 30 ans  par les entreprises céramiques du territoire  et grâce à l’appui de la municipalité. Une présentation des différentes techniques des ateliers a été faite. La ville de Montelupo a mis en place un certificat de qualité qui garantit les processus de fabrication. Puis l’après-midi ont été organisées une visite du musée de la céramique de Montelupo Fiorentino et des visites des différents ateliers de céramiques de la ville.

 

Le 30 avril 2010, la matinée a été consacrée au séminaire d’évaluation des deux journées précédentes et à des discussions entre artisans. Entre autres ont été abordés dans ce séminaire : la découverte d’expériences originales de collaboration entre pays (ex : Japon-Italie) menant à une production commune, la découverte de techniques professionnelles en relation avec la céramique de Montelupo, des rencontres avec des artisans espagnols et italiens générant des projets de collaborations futures (événements, résidences, formations…), une prise de conscience de l’intérêt de vivre une expérience de mobilité professionnelle dans le cadre d’un programme européen (cadre de formation, échanges de pratiques…), un déclic de certains participants pour se remettre dans l’apprentissage de l’anglais.                                             

 

Valladolid : 13, 14, 15 octobre 2010

Le 13 octobre 2010, la journée a commencé par un exposé sur les formations professionnelles pour les Métiers d’Art en Espagne. Puis juste avant le déjeuner le groupe a visité le CEARCAL, c’est-à-dire le centre régional de l’artisanat de la Castille et du Léon. Après un déjeuner à l’heure espagnole, l’après-midi s’est déroulé en visites d’ateliers à Valladolid.

 

Le 14 octobre 2010, le groupe est parti à Ségovie pour visiter la manufacture royale de verre de Ségovie. Il a pu également visiter le centre des hautes études du verre et le Musée de la Manufacture royale du verre. Puis, l’après-midi, des ateliers de bijoutiers ont été visités.

 

Le 15 octobre 2010, toute la matinée a été occupée par la visite d’ateliers à Valladolid. Puis après le déjeuner ont eu lieu des cessions d’évaluation du séminaire.   

 

Paris : 19, 20, 21 janvier 2011

Le 19 janvier 2011, le groupe a tout d’abord assisté à une réunion de présentation des 3 jours, puis chacun s’est présenté. Puis Sandra Theulé, responsable des relations institutionnelles d’Ateliers d’Art de France, a fait une présentation du système de formation français des artisans d’art. Ensuite une présentation des spécificités sociologiques des artisans français a été réalisée, ainsi du parcours qu’ils ont suivi. Cette présentation s’est basée sur une étude de l’Observatoire d’Ateliers d’Art de France. Créé en 2006, l’Observatoire d’Ateliers d’Art de France a pour vocation de produire des indicateurs réguliers, des états quantitatifs et qualitatifs ainsi que des éclairages prospectifs sur le monde des métiers d’art. Il publie tous les deux ans un baromètre, étude réalisée auprès d’un panel d’artistes et artisans d’art. Première structure d’expertise, de consultation et de recherche dédiée à l’analyse du secteur des métiers d’art, cet outil est unique en France. Depuis 2006, chaque étude est menée auprès des adhérents d’Ateliers d’Art de France par Dominique Reynié, sociologue, politologue et professeur des universités à Science Paris. L’après-midi s’est passée ensuite à Sèvres pour une visite guidée des ateliers de la Manufacture. Le groupe a pu s’entretenir avec les artisans de la manufacture et découvrir les spécificités de production du lieu. Fondée en 1740 Sèvres est l’une des plus anciennes manufactures de porcelaine européennes et l’une des plus importantes historiquement. Elle est surtout un lieu où sont préservés des techniques anciennes très poussées et un savoir-faire unique. Chaque artisan de Sèvres est formé durant de très longues années avant d’être responsable à son tour de la formation d’un plus jeune. Les savoirs-faires et des gestes techniques uniques se transmettent ainsi de génération en génération.

 

Le 20 janvier 2011, trois ateliers ont été visités. Le matin a débuté avec la visite de celui d’Emmanuelle Wittmann, céramiste, située non loin du Canal Saint Martin. Le groupe a pu s’entretenir avec elle des façons dont elle produisait et surtout de la façon dont elle commercialisait ses œuvres (sur quels salons elle exposait…). Des questions sur sa formation ont également été posées. Emmanuelle Wittmann a parlé enfin de la façon dont elle diversifiait son activité en donnant des cours de fabrication de porcelaines, notamment via des comités d’entreprises. Puis a eu lieu la visite de l’atelier d’Aisthésis, dirigé par Jérôme Cordié, ébéniste et créateur de mobiliers d’art. Installé sous le Viaduc des Arts depuis 1998, il réalise des pièces uniques. En reconnaissance de son savoir-faire rare, le Ministre de l’économie, des finances et de l’emploi lui a octroyé en 2006 le label « Entreprise du Patrimoine vivant ». Le groupe a pu parler avec Jérôme Cordié de ce savoir-faire et de la façon dont il utilise des matériaux dits nobles tels l’ébène, la laque, la nacre, le parchemin ou encore le galuchat. Jérôme Cordié garde en effet une affection toute particulière pour le galuchat, cette peau irisée au grain rond et perlé dont il a fait sa spécialité. Depuis 1998, le champ d’activité s’est même élargi à l’architecture intérieure biotique et à la géobiologie. La journée s’est poursuivie par la visite du lieu d’exposition de l’Atelier d’Ateliers d’Art de France, avenue Daumesnil, et de l’explication de ce concept de vente et de démonstrations dédié aux artisans d’art. Isabelle Libersac, responsable du lieu, leur a également fait visiter l’exposition « Parure et Allure », qui alliait mode, vêtements, accessoires, et bijoux. Pour finir le groupe a rendu visite à une bijoutière, Claire Wolfstirn, près de République. Formée au design industriel et au graphisme, Claire s’est orientée vers le bijou par goût pour l’objet fait main et l’infiniment petit. Le groupe a pu s’entretenir avec elle de ses méthodes de commercialisation (salons et autres…), et l’écouter présenter sa façon de travailler le métal, fondée sur l’épure, la ligne, le point, et l’ondulation. Claire Wolfstirn a pu leur montrer également son atelier retiré, invisible depuis la rue.

 

Le 21 janvier 2011, toute la journée s’est déroulée sur le salon Maison et Objet. Le Salon Maison & Objet est l’un des plus grands salons professionnels de décoration d’intérieur au monde. Il présente une offre de toutes les diversités qui séduit toujours plus la prescription internationale. Avec une affluence record des acheteurs du grand export et une répartition qui tend toujours plus vers l’équilibre entre les visiteurs français et étrangers, le salon s’est imposé comme l’un des pôles mondiaux de la mode-maison. Le groupe Leonardo a porté une attention toute particulière au secteur des Métiers d’Art. La visite de ce salon permettait de montrer la diversité de présentation des stands, la diversité des productions, et leur qualité. Elle permettait également de sensibiliser à de nouvelles techniques de merchandising, et permettait de s’imprégner d’un panorama très large de techniques et d’œuvres de différentes nationalités. Puis l’après midi une évaluation du séminaire et des discussions entre artisans ont eu lieu pour partager les expériences acquises, et construire un retour d’expérience que tous pourront partager par la suite.